Le “pansement Schubert”, la musique comme soin – et si les bols chantants participaient aussi à l’apaisement des patients ?

La musique adoucit les mœurs… et parfois, elle soulage aussi les douleurs. C’est ce que démontre, depuis plusieurs années, Claire Oppert, violoncelliste et art-thérapeute, qui joue en milieu gériatrique et en soins palliatifs. Son expérience a donné naissance à un livre bouleversant : Le pansement Schubert (Denoël).

Le 25 novembre 2021, à Grenoble, elle donnait un concert-conférence à l’invitation de l’association AGARO, engagée dans le bien-être des patients atteints de cancer. À cette occasion, elle a raconté comment une œuvre de Schubert a réussi à apaiser une patiente réfractaire aux soins. Un moment décisif, qui a ouvert la voie à une démarche thérapeutique originale et désormais reconnue.


Quand la musique devient un soin à part entière

Tout commence en avril 2012, dans un EHPAD. Une patiente atteinte de démence sénile refuse un soin douloureux. Claire Oppert, présente avec son violoncelle, joue alors l’Andante du trio opus 100 de Schubert. Contre toute attente, la patiente se calme. L’infirmière murmure : « Il faudra revenir demain pour le pansement Schubert. »

De cette scène fondatrice naîtra une étude clinique sur 5 ans : elle montre que la musique vivante diminue la douleur de 10 à 50 %, et l’anxiété de jusqu’à 80 %. Une véritable contre-stimulation sensorielle, qui agit aussi bien sur le malade que sur ses proches et sur les soignants.

Claire Oppert précise :

« L’art-thérapie musicale ne guérit pas, mais elle fait résonner les parties du corps encore vivantes, encore sensibles. Elle soutient, accompagne, soulage. »

Les neurosciences confirment : la musique déclenche un influx nerveux positif, capable de court-circuiter les signaux de la douleur.


Et les bols chantants ? Une autre voie vers l’harmonisation sensorielle

Ce que décrit Claire Oppert avec le violoncelle s’observe aussi dans les pratiques de sons thérapeutiques tels que les bols chantants tibétains. Leur vibration douce et profonde entre en résonance avec le corps. À l’instar de la musique classique ou du jazz en soins palliatifs, ils peuvent :

  • Réduire le stress et l’anxiété
  • Apaiser la perception de la douleur
  • Favoriser une présence à soi et une détente profonde
  • Soutenir la communication non verbale, notamment chez les patients non réactifs

Là encore, il ne s’agit pas de “guérir”, mais d’accompagner avec douceur. D’ouvrir un espace sensible, humain, dans des contextes où les mots ne suffisent plus.


Des soins à la juste distance

Que ce soit avec un violoncelle ou un bol chantant, le soin sonore exige une écoute fine : de l’environnement, de l’état du patient, du moment. Claire Oppert insiste :

« Ce n’est ni un concert, ni une animation. C’est un accompagnement. Il faut savoir rester à la bonne distance, ne pas se laisser emporter par les émotions. »

Le thérapeute sonore est là en présence, et non pour “faire” ou “produire”. C’est là toute la force de ces pratiques : elles reposent sur la résonance plus que sur la performance.


Transmettre pour que d’autres accompagnent à leur tour

Claire Oppert continue à jouer, à écrire, à transmettre. Comme elle, de plus en plus de praticiens, thérapeutes et soignants s’ouvrent à la place du sonore dans l’accompagnement de la fin de vie. Les bols chantants, gongs, lyres et autres instruments vibratoires y trouvent naturellement leur place.

Un témoignage résume cette expérience :

« J’avais oublié que j’étais malade », a dit une patiente à la fin d’un moment musical.

Ces instants suspendus n’effacent pas la maladie. Mais ils rappellent la part vivante, humaine, intacte – celle qui peut encore vibrer.

Explorer à votre tour les bienfaits des sons thérapeutiques

L’histoire du « pansement Schubert » nous rappelle à quel point le son peut devenir un soin. C’est dans cet esprit que je propose des outils pour découvrir et expérimenter les vertus des bols chantants et des pratiques vibratoires. Que vous soyez soignant, thérapeute, accompagnant ou tout simplement en quête d’apaisement, vous pouvez :

  • Explorer un kit découverte « Premiers pas avec mon bol chantant » pour commencer chez vous, en autonomie, avec des gestes simples et guidés.
  • Participer à un atelier, en groupe ou en individuel, pour apprendre à utiliser les bols de manière respectueuse et sensible.
  • Choisir un bol chantant adapté, accompagné de conseils personnalisés, pour construire votre propre rituel sonore.
  • Approfondir l’accompagnement sonore des patients, à travers des formations ou des échanges dédiés aux professionnels de santé.

La vibration des bols n’est pas un “remède miracle”. Mais elle peut devenir une présence discrète, enveloppante, une manière d’habiter le soin autrement. Comme un fil sonore dans les moments les plus fragiles.

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Publié par CAP HARMONIE

Enseignante Méditation spécialisée dans la relaxation sonore avec les bols chantants, je vous propose des ateliers, des stages, et des voyages en Inde du nord autour de ces sujets qui me passionnent !

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