Lors de chacun de mes voyages, j’organise une action de solidarité afin de rencontrer la population locale dans un contexte altruisme et bienveillant. La compassion étant au cœur de l’ensemble de mes activités, je ne m’imaginais pas voyager et faire uniquement du tourisme !
J’ai découvert les TCV lors de mon premier séjour au Ladakh et à Dharamsala en 2019. Nous avions alors apporté aux enfants des vêtements chauds, des produits d’hygiène et des petites toupies en bois fabriquée par le conjoint d’une participante. Ce fut un moment très émouvant de visiter les maisons des enfants, leurs classes, de rencontrer les « mères » qui gèrent chaque maison et surtout, de voir le sourire des enfants !

Notre merveilleuse guide, Sonam, a pu nous raconter le quotidien de ces villages d’enfants, y ayant elle-même grandi depuis l’âge de 6 ans!
Après l’occupation chinoise du Tibet en 1950 et la fuite de Sa Sainteté le Dalaï Lama vers l’Inde, il devint rapidement évident que l’un des besoins les plus critiques des réfugiés tibétains étaient de trouver un moyen de prendre soin des nombreux enfants devenus orphelins ou séparés de leur famille. Le Dalaï Lama a rapidement reconnu que l’avenir du Tibet et de sa population dépendait de la jeune génération.
Le 17 mai 1960, 51 enfants arrivèrent des camps de construction de routes à Jammu, malades et mal nourris. Mme Tsering Dolma Takla, la sœur aînée de Sa Sainteté, s’est portée volontaire pour s’occuper d’eux. Initialement, ces enfants étaient confiés à des membres de l’entourage du Dalaï Lama, mais peu de temps après, le gouvernement indien a proposé son aide en louant la Conium House pour accueillir tous enfants ensemble. À cette époque, le centre s’appelait « Crèche pour enfants réfugiés tibétains ».
À l’origine, la crèche pour enfants réfugiés tibétains assurait uniquement les soins de base aux enfants. Lorsqu’ils atteignirent l’âge de huit ans, ils furent envoyés dans d’autres pensionnats créés par le gouvernement indien. Mais finalement, cet arrangement n’a pas pu être maintenu, car tous les pensionnats ont été remplis à pleine capacité. Grâce à la clairvoyance et au courage de Jetsun Pema, alors directrice, il a été décidé que la Pépinière devait grandir et s’agrandir malgré de nombreux obstacles apparents.
Un vaste plan de réorganisation est mis en œuvre. Une période de travaux de construction intenses s’ensuivit pour fournir davantage de maisons et de salles de classe aux enfants. La crèche a lentement pris la forme d’un petit village avec sa propre école et ses propres maisons. Ce village d’enfants est ce que nous appelons aujourd’hui l’école supérieure TCV à Dharamsala.
Vous pouvez découvrir l’histoire de Jestun Pema, dont le surnom est « Mère du Tibet« , dans son autobigraphie passionnante : « Tibet, mon histoire ».

ou dans le film Amala :
L’association Graine d’avenir a vu le jour le 5 janvier 2005, co-fondée par Véronique Jannot, Présidente, Odile Foubert, Secrétaire générale et Philippe Poiret, Vice-Président : « Ayant eu la chance de rencontrer la culture tibétaine, la côtoyer, la découvrir et en apprécier ses valeurs, il nous est apparu comme une évidence de créer cette association afin de la soutenir. »
Jetsun Pema a accepté la présidence d’honneur de Graines d’Avenir.

Outre l’organisation de différents projets, Graine d’avenir vous propose de parrainer des enfants, des moines ou des personnes âgées. Toutes les informations sont ici.
Grâce à vos participations aux ateliers, aux stages ou à l’achat des cartes méditatives, le parrainage d’une petite fille de 6 ans, Tenzin, s’est mis en place en 2023. J’espère pouvoir la rencontrer , ainsi que ses parents, lors du prochain séjour à Dharamsala, en octobre 2024 !

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